Le psoriasis et le chlorure de magnésium

Le psoriasis est une maladie de la peau et du cuir chevelu très répandue et encore mal connue malgré les nombreuses études qu’il a suscitées.

Psoriasis

Le chlorure de magnésium, psoriasis.

Son apparition est imprévisible, bien qu’elle coïncide souvent avec un événement marquant (accident, séparation, perte d’un proche…). Il n’existe malheureusement pas de guérison définitive, et les poussées peuvent réapparaître, très souvent à la faveur d’un stress. La prévalence du psoriasis est évaluée à plus ou moins 3 % de la population, ce qui en fait un marché particulièrement attirant pour les laboratoires. De nombreuses solutions, dont certaines sont très coûteuses, se partagent le « marché ». Le chlorure de magnésium est à prendre comme une de celles-là, mais ne rapporte pas grand-chose et ne bénéficie donc d’aucune publicité au sens où on l’entend traditionnellement. Il semblerait toutefois que ses résultats soient parfois spectaculaires, et une recherche de témoignages sur Internet permet de s’en faire une idée. Encore une fois, précisons qu’il faut conserver un certain recul vis-à-vis des blogs et des forums, mais le témoignage ci-dessous, collecté sur un site canadien (http://reponses.qctop.com/comment-soigner-le psoriasis.html) et qui date de 2011, restitué dans son intégralité, est intéressant dans la mesure où il paraît sérieux et représente la synthèse de nombreux autres publiés d’autres parts.

« J’ai du psoriasis depuis vingt ans que je soigne avec un traitement à base de corticoïdes (pommades et lotion…), ça marchait plutôt bien, mais depuis quelque temps, plus j’en mettais, moins les résultats étaient bons. J’ai découvert le chlorure de magnésium. J’avais notamment au niveau de l’aine en haut des cuisses de grosses plaques de 10 cm² environ. J’avais des brûlures et des démangeaisons incroyables, et à la fin la pommade n’avait plus aucun effet, au contraire. J’ai donc essayé le chlorure. J’ai commencé par prendre 3 verres par jour, 1 le matin, 1 à midi, 1 le soir pendant 15 jours (1 sachet dilué dans 1 litre d’eau à mettre au frigo pour faire passer le goût amer), puis j’ai appliqué en plus un coton imbibé de chlorure dilué sur les plaques, et sur le cuir chevelu, en lotion, car j’en ai aussi à cet endroit. Au bout de 1 semaine, l’amélioration a commencé à se voir. Au bout de 3 semaines, je suis passé à 2 verres par jour. Au bout de 1 mois tout avait disparu ! Aujourd’hui, je ne mets presque plus de pommade sur le corps, juste un peu de lotion pharmaceutique sur le cuir chevelu, et je peux dire que le chlorure de magnésium m’a été d’un très grand secours. En plus, à chaque fois que je me sens fatigué ou que j’ai un petit mal de gorge, un petit verre et tout va bien. Après on y croit ou on n’y croit pas, moi je pense que ce produit a de grandes vertus, en plus j’avais peur des conséquences sur l’organisme à terme de toutes ces pommades en grande quantité, je crois qu’à la fin l’organisme finit par s’habituer, les traitements fonctionnent au début, puis de moins en moins. Le chlorure me permet d’être beaucoup plus détendu, car je suis quelqu’un d’assez anxieux, je dors mieux, et tout le monde sait que le stress est un facteur aggravant du psoriasis. Quand tout s’est amélioré, vous pouvez passer à 1 verre par jour et faire de temps en temps des pauses de plusieurs jours avant de refaire une cure. Et pour ceux qui disent que ce n’est pas très bon au niveau du goût, ce n’est pas pire qu’une aspirine effervescente et c’est beaucoup mieux que de se pommader tous les jours ! »

Sur le plan pratique, 3 verres par jour (l’internaute ne précise pas la contenance de ses verres) semble être un peu excessif, et peut entraîner une diarrhée désagréable. Commencer par 2 verres de 125 ml par jour est suffisant, pour une cure classique de 20 jours suivie d’un arrêt de 10 jours.
Appliquer du chlorure de magnésium sur les plaques de psoriasis en laissant sécher à l’air libre peut également être utile. Comme le précise intelligemment cet internaute, le psoriasis étant reconnu pour avoir des fondements psychologiques, le chlorure de magnésium agit sans doute aussi par son action apaisante sur le stress et l’anxiété.

Chikungunya et le chlorure de magnésium

Chikungunya

chlorure de magnésium, chikungunya.

La presse s’est largement fait l’écho de l’épidémie de chikungunya de 2005 sur l’île de La Réunion, maladie transmise par un virus véhiculé par les moustiques et qui occasionne d’immenses douleurs articulaires (son nom imprononçable viendrait d’ailleurs d’un dialecte africain et signifierait « dos courbé »). Devant l’ampleur de la contagion, les pouvoirs publics ont commandité des traitements insecticides massifs contre les moustiques, effectués à la hâte et suscitant de nombreuses inquiétudes de la population quant aux répercussions sanitaires sur la faune, la flore et les habitants. La Nivaquine (chloroquine) a été prescrite et aurait donné des résultats probants, mais elle est très dangereuse en cas de surdosage et a des effets secondaires.

Connaissant la puissance du chlorure de magnésium pour augmenter les défenses naturelles de l’organisme contre les virus, Mme Marie Billi a envoyé plus de 400 fax aux communes et aux autres institutionnels de La Réunion pour leur recommander son utilisation. Bien qu’ayant eu la maladresse de se servir de son statut de conseillère municipale de la ville de Nice pour envoyer ces messages, Mme Billi s’appuyait avec sincérité sur son expérience personnelle. D’abord guérie d’une mononucléose infectieuse, puis grande voyageuse en Afrique en particulier, elle avait eu l’occasion de constater l’efficacité du chlorure de magnésium sur certaines pathologies graves telles que le paludisme. Voici ce qu’elle explique sur elle-même : « Personnellement, depuis plus de trente ans, nous ne prenonsrien d’autre, et voyageons dans le monde entier (dans les régions les plus critiques d’un point de vue sanitaire) sans vaccination, sans médication, et sans problème.
Il me semble que peu importe la maladie, le chlorure de magnésium augmente de manière très importante les défenses naturelles de l’organisme et met ainsi chaque individu en capacité de répondre aux agressions extérieures, virus, bactéries, etc. Je suis intimement persuadée que le SRAS, la grippe aviaire, etc. sont aisément guérissables grâce au chlorure de magnésium. Je précise qu’il est également utilisé sur les animaux, et que de nombreux éleveurs le connaissent et soignent la peste porcine, les mammites, la tremblante du mouton, etc.

Lors de mes voyages à l’étranger (au Kosovo durant la guerre, en Asie, au Chiapas, en Afrique) en mission humanitaire, je l’ai expérimenté sur diverses pathologies et je me suis aperçue à chaque fois des effets bénéfiques immédiats, parfois même avec surprise. C’est ainsi que les résultats sont FABULEUX sur le paludisme. »

Ci-dessous un extrait de son témoignage sur le chikungunya, en réponse aux nombreuses attaques dont elle a été l’objet:« Lorsque l’on a commencé à parler chez nous du problème du chikungunya à La Réunion, j’ai évidemment tout de suite pensé que le chlorure de magnésium pourrait peut-être soulager les personnes atteintes. Effet du hasard ? Un ami est venu en week-end chez moi et il était en contact téléphonique avec des amis à La Réunion, atteints, paralysés depuis plus de trois mois, souffrant énormément. Je lui ai conseillé de prendre du chlorure de magnésium, et deux jours après le message de retour était le suivant : “Ton truc est infect à boire, mais je n’ai plus mal nulle part, je peux marcher normalement et je reprends le travail !” Trois autres personnes de sa connaissance l’ont également pris, avec les mêmes résultats. Vous imaginez dans quel état j’étais à la suite de ces témoignages. Oui je sais, 4 n’est pas un échantillonnage scientifique, mais j’estimais que je n’avais pas le droit de me taire et que je devais faire connaître cette information à la population, libre à elle d’en prendre ou pas
ensuite. »

Marie Billi recommande l’ingestion de 1 l de chlorure de magnésium à 20 g/l sur une durée la plus réduite possible
en traitement d’attaque (inévitablement suivie d’une diarrhée), puis de poursuivre si nécessaire par 3 verres par jour
sur une durée de 20 jours.

Quoi qu’il en soit, l’information s’est répandue sur l’île comme une traînée de poudre, et les pharmacies ont rapidement été en rupture de chlorure de magnésium et de nigari. De nombreux témoignages de gratitude ont ensuite été reçus par Mme Billi. Elle-même raconte :« La plupart des personnes que j’ai eues au téléphone m’ont affirmé avoir guéri immédiatement après une simple prise (1 l). Quelques-unes ont eu besoin de continuer à prendre 1 verre ou 1/2 verre par jour pendant 20 jours. »

À en juger par les quantités achetées sur l’île à cette période, la consommation de chlorure de magnésium a dû être très importante, probablement pour une majorité d’insulaires qui n’avaient jamais eu l’occasion d’en consommer avant, et qui n’étaient pas a priori convaincus de son efficacité. En dépit de cela, il semble que les cas de guérison rapportés aient été très importants, et les témoignages d’intoxication ou d’effets secondaires (autres que la diarrhée, de durée et d’intensité variables mais sans conséquences durables), inexistants.

Rappelons cependant à nouveau qu’une surdose de magnésium peut être dangereuse en cas d’insuffisance rénale.

Que penser de cela ? Le bon sens voudrait que l’on évalue un médicament sur le rapport des guérisons constatées avec les effets secondaires supportés. Sur la pathologie du chikungunya, il semblerait que ce rapport soit très favorable au chlorure de magnésium. On peut invoquer l’effet placebo… il n’est en effet pas à exclure, mais quand bien même ? Ce n’est certes pas sur la base de l’effet placebo que on développe des médicaments efficaces au sens où l’entend la réglementation pharmaceutique.

L’effet placebo ne participe-t-il pas lui aussi d’un renforcement des défenses de l’organisme en redonnant confiance, donc énergie, au malade ? En ce qui concerne le chlorure de magnésium, rappelons tout de même que les premières expériences du professeur Delbet ont été réalisées in vitro sur des globules blancs dans du sang auquel avait été ajouté du chlorure de magnésium, et que l’augmentation de la phagocytose avait été spectaculaire. Dans ce cas, pas d’effet placebo possible… L’exemple de la crise de 2005 du chikungunya sur l’île de La Réunion ne fait rien d’autre que nous ramener aux questions que continue de véhiculer le chlorure de magnésium.

Les causes pathologiques de la carence en magnésium

Magnésium

Symbole chimique du magnésium Mg – Tableau périodique des éléments.

La déficience pathologique en magnésium: un cas heureusement rare.

Dans l’immense majorité des cas, la déficience en magnésium est due à une consommation insuffisante par l’alimentation. On a vu qu’elle peut aussi être liée également à un accroissement temporaire des besoins qui est insuffisamment prise en compte (effort physique intense, croissance pour les enfants, grossesse et allaitement, stress).
Il existe néanmoins d’autres cas, heureusement rares, pour lesquels il s’agit de causes pathologiques ou traumatiques :
– diarrhée chronique ;
– pancréatite (inflammation du pancréas) ;
– hyperthyroïdie (suractivité de la glande thyroïde) ;
– causes dites iatrogènes (dues aux pratiques médicales ou aux médicaments) : diurétiques, produits à base de cortisone, pilules contraceptives, certains antibiotiques, psychoanaleptiques (médicaments qui stimulent l’activité cérébrale).
Ces causes sont évidemment complexes à identifier et nécessitent l’intervention d’un médecin. Si vous êtes dans une de ces situations, la question d’un déficit en magnésium doit cependant être étudiée avec un professionnel de la santé.

La déficience magnésienne familiale

Il peut arriver que la déficience soit d’ordre génétique. Elle se manifeste alors par une « hypomagnésémie avec hypocalcémie secondaire » (déficit en magnésium doublé d’un déficit en calcium). C’est parfois le cas dans les familles présentant, chez plusieurs de ses membres, certaines des manifestations fréquentes d’un déficit en magnésium : hyperactivité (surtout chez les enfants) et instabilité émotionnelle, crampes et douleurs musculaires, fourmillements dans les mains, perte de mémoire à des âges précoces, troubles du sommeil, stress et migraines, manifestations cardiaques.
Un dosage du magnésium érythrocytaire (dans les globules rouges) pourra alors être prescrit, et une supplémentation en magnésium indiquée pour tous les membres de la famille.

Cas particulier de l’alcoolisme et du tabagisme

La consommation excessive et régulière d’alcool occasionne une extraction du magnésium des cellules des tissus et augmente son élimination via les urines. La carence magnésique des alcooliques entraîne d’ailleurs des symptômes caractéristiques tels que la tachycardie et certains troubles mentaux. Le fameux delirium tremens des alcooliques en serait ainsi l’une des conséquences. Le tabagisme perturbe également l’assimilation et la rétention du magnésium (comme d’ailleurs de bien d’autres nutriments essentiels).